lundi 22 novembre 2010

Colloque Distilbene 19 Novembre 2010

19 Novembre 2010
Le Sénat accueille un Colloque sur le Distilbène (DES)

Le dernier colloque sur le DES s’était tenu à Washington en 2001. Près de 10 ans après, il était utile que ces informations soient actualisées au regard des recherches qui se poursuivent aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et en France.

Réseau D.E.S France a réuni, le 19 novembre dernier, patients, médecins et politiques pour évoquer les conséquences de cet estrogène de synthèse sur les organismes de trois générations : mère, fils et filles, petites filles et petits fils. Cette molécule a été donnée à près de 6 millions de femmes enceintes, dont 2/3 d’américaines et 200 000 en France, de 1947 à 1971 (aux Etats-Unis) et jusqu’en 1977 (en France), pour éviter les fausses couches, hypothèse basée à l’époque sur aucune preuve d’efficacité.

En 1971, les premiers cas de cancer du vagin et de col de l’utérus alertent la communauté médicale sur la dangerosité de ce médicament. Puis sont décrits les effets néfastes sur la fertilité et le déroulement des grossesses des filles issues de ces grossesses. Un article dans le Monde datée de 1983 intitulé « Une monumentale erreur médicale : les enfants du Distilbène » marque le début de l’information grand public en France sur ce scandale médical.

Les filles DES qui souhaitent devenir maman sont confrontés à deux situations de la part des médecins :

- la minimisation ou,
- la dramatisation des conséquences

Face à cela une information fiable, actualisée par les recherches et validées par la communauté scientifique se doit d’être délivrée comme ce vendredi au Sénat :

- la génération qui a pâti le plus largement est la seconde : globalement seulement un tiers des grossesse arrivent à terme avec un risque important de grossesses extra-utérines, de fausses-couches, et d’accouchements prématurés.

- les problématiques liées à la reproduction restent d’actualité en France, car les dernières femmes exposées in utéro atteindront la quarantaine en 2016.

- les cancers du vagin et du col de l’utérus, rares après 30 ans, sont aujourd’hui en diminution.

- des études américaines ont montré pour ces femmes un risque accru de cancer du sein après 40 ans, soit un sur-risque qui serait comparable à celui d’une femme ayant eu un cancer dans sa famille proche.

- concernant la troisième génération : le principal risque à ce jour est la prématurité, ainsi que quelques anomalies opérables chez les garçons (le petit garçon ne fait pas pipi au bout du sexe mais en dessous). Il a été observée chez les petites filles américaines (qui sont désormais adolescentes) trois cas de cancers de l’ovaire.

Par ailleurs, le Distilbène a permis l’émergence de concepts nouveaux à partir d’une véritable expérimentation humaine involontaire. Les études récentes suggèrent la transmission trans-générationnelle de l’effet induit par l’exposition initiale et la programmmation à distance de pathologies adultes (cancers du vagin, du col de l’utérus et du sein pour les filles)

Le concept de programmation fœtale d’une pathologie adulte a été énoncé pour la première fois dans les années 80 en insistant sur le fait que l’environnement fœtal, en particulier nutritionnel, pouvait entraîner des conséquences durables et s’exprimer à distance. Cette théorie est aujourd’hui soutenue par de nombreuses études épidémiologiques humaines, par des modèles expérimentaux, et c’est sur ces données associées à celles du DES que se développe l’hypothèse de l’induction de pathologies du développement, de la reproduction et de cancers hormono-dépendants par exposition fœtale à des substances chimiques environnementales à activité estrogénique ou perturbateurs endocriniens. Pour rappel le Bisphénol A a été synthétisé en même temps que le DES et proche d’un point de vue chimique de cet estrogène de synthèse.

Plus que jamais l’information, la prévention (mammographie des seins annuelle à partir de 40 ans chez les filles, observation testicules / ovaires de la troisième génération,.. ) sont de mises dans ces familles exposées à un stade fœtale à des perturbateurs endocriniens.

Plus que jamais il est important pour les filles DES de répondre aux études sur leur santé et celles de leurs enfants afin de nourrir les recherhces permettrent aux scientifiques de tirer des conclusions sur les effets du DES.


* découvert en 1938 par un chimiste et médecin anglais

Par Isabelle Sussman
Sources : A. Levadou & Professeur Fénichel
Colloque et Livre "DES Trois générations Réalités - Perspectives" 19/11/10

lundi 8 novembre 2010

Ciné

Non vous ne rêvez pas une rubrique ciné ! Bon ok pas très étoffée, je n'ai vu que 2 films ces dernières semaines. Mais bon 2 films quand même ! Ça a le mérite d'être remarqué car on ne peut pas dire qu'on y aille souvent depuis la naissance de Benoît !
Un soir grâce à mes parents de passage qui nous ont permis d'avoir notre soirée, et l'autre j'ai eu la chance de trouver une séance juste dans les horaires de la halte garderie, j'allais pas me faire prier ;)

Comme d'hab vous connaissez le principe : les photos sont piquées chez Allociné, les synopsis aussi et directement accessibles par le titre du film.


Social Network

Mon Avis :
Ouf on a réussi à trouver une séance en VO. Oui je sais je fais ma Parisienne, mais les films en VF j'ai du mal, pourtant je suis loin d'être fluent.
Un vrai régal. Dès le début le rythme est enlevé, j'avoue avoir eu du mal à comprendre les premiers dialogues mais on plonge rapidement dans ce monde de geek parfois tellement hermétique. (bon j'ai un geek à la maison alors ça aide ;) )
La réalisation est vraiment parfaite, l'enchainement des scènes, des dialogues, les plans j'ai tout aimé.
Les personnages plus que crédible et on rentre dans cette histoire qui aurait pu être banale de ce "pauvre type imbu de lui même et sûr de son génie et qui réussi en écrasant tout le monde puisque les autres sont sans intérêt face à lui".  Mention spéciale à Jesse Eisenberg qui joue le rôle de Mark Zukerberg, le fondateur de Facebook.
A voir même si on n'est pas fan de Facebook

La Princesse de Montpensier

Mon Avis :
J'avoue j'aime les films en costume et je suis fan inconditionnelle de Lambert Wilson donc forcément fallait que je vois ce film !
Et je ne regrette pas, j'ai vraiment beaucoup aimé. Un film qui semble d'après ce que j'ai lu bien fidèle à l'Histoire.
Costumes et décors sont fabuleux à mon sens. Un Lambert Wilson a haut niveau et une Mélanie Thierry tout à fait crédible. J'ai trouvé Raphaël Personnaz dans le rôle du Duc D'anjou absolument excellent, et Gaspard Ulliel très juste en Duc de Guise plein de fougue ! Petit bémol sur Grégory LePrince-Ringuet que j'ai trouvé un peu fadasse et un peu poussif dans son rôle de mari jaloux...
Les scènes avec les chevaux sont magistrales.
J'avais écouté une interview de Philippe Sarde, le compositeur sur France Inter et j'avais pu entendre un avant goût très prometteur de la BO, je n'ai pas été déçue elle est parfaite en tout point et toujours bien adaptée à chaque scène.
Bref j'ai passé un très très bon moment, je ne me suis pas ennuyée et cela m'a donné envie de lire la nouvelle de Madame de LaFayette que je n'ai jamais lue.
J'ai donc aimé ++ et espère le revoir en DVD plus tard