mercredi 30 décembre 2009

New Home

Voici une dizaine de jours que nous sommes dans notre nouveau chez nous.

J'en suis très contente. J'avoue que j'avais un peu peur puisque c'est le chéri qui l'avait visité et choisi. Il m'avait bien fait une petite vidéo mais on ne voyait pas toutes les pièces et bon c'est pas pareil. Il a très bien choisI.
une belle pièce à vivre, 2 petites chambres mais suffisantes pour l'utilisation qu'on en fait. Des w-c séparés. Les seuls trucs bofs : une salle de bain encore plus petite que la précédente, donc faut que je m'adapte, car j'ai plutôt l'habitude d'avoir des tonnes de produits qui envahissent tout, mais il y a une baignoire. Et une kitchenette américaine. Et bon après la méga top cuisine qu'on s'était faite dans noter ancien appart' avec plein de plan de travail et plein plein de placards c'est un peu raide. Du coup il y a encore 4 énormes cartons et 2 petits qui ne sont pas déballés parce que je sais pas où ranger. Mais OUF un ikéa est a portée de tram et on devrait bientôt résoudre ce problème.
Donc au final ça va être nickel !

Côté quartier : on est à côté de la rivière du coin ça cest cool, mais entre 2 rocades ça ça l'est moins. Mais on n'entend rien les fenêtres fermées et on aura le temps de s'y faire aux beaux jours. Mais ce n'est pas aussi bruyant que ce qu'on pourrait penser. Notre quartier en lui même n'a pas grand chose mais nous sommes à 10-15 min à pattes du centre de Montpellier, et à environ 5 minutes on trouve quelques commerces de proximité. Et au même endroit qu'Ikéa il y a un grand supermarché et des commerces donc avec Benoît en écharpe et ma chariotte ça ne devrait pas poser de soucis. Mais bon il y a quand même l'essentiel : une pharmacie, une boulangerie et .... une station service pour le dépannage d'urgence ! Bref comme noter ancien chez nous.

Parce que sinon grand malheur : télémarket ne livre pas ici !

Enfin pour l'instant le beau temps n'est pas vraiment au rendez-vous. Mais c'est certainement pour nous aider à nous habituer en douceur au climat de la région !

En résumé : on va être bien ici !!

mercredi 16 décembre 2009

Grand Chambardement

Bon ça y est. La dead line est atteinte. Dernière journée en région parisienne pour Benoît, le chat et moi (l'époux fait quelques jours de rab). Demain on prend le train pour le Sud. Arrêt chez mes parents jusqu'à dimanche où ils nous emmeneront rejoindre l'époux dans notre nouvel appartement.

Heureusement que ma maman est venue quelques jours se bousiller le dos pour m'aider aux cartons et à s'occuper de Benoît. Sans elle je ne sais pas comment on aurait fait.
Il me reste à finir ma valise pour demain, puis l'époux se chargera des derniers démontages des lits, du canapé et de la table. Puis merci les potes et collègues qui viennent aider au chargement et déchargement du camion le week-end à venir

En tout cas si jamais on avait un petit doute, là on est sûr de partir. Faut dire que les éléments se sont ligués pour nous dire «Bon allez cassez-vous» :
  • Les grèves et suicidés en tous genre sur le réseau de transport parisien pour bien pourrir les derniers jours de boulot de l'époux
  • La vague de froid
  • Les employés de la résidence qui ont décidé de mettre les contenaires des poubelles sous clé : très partique on ne peut jeter nos ordures que lors de leur plage de travail : 8h - 14h environ. Donc on ne fait plus le tri et tout passe au vide ordure. En ces temps où l'écologie est de rigueur c'est pas top. Et quand on déménage on en fait du tri et de la poubelle.
  • L'interruption d'eau et de chauffage pour 2 jours dans notre résidence. (merci à une amie et ses parents de nous avoir accueillis hier, aujourd'hui on tient encore le coup, suffit de faire chauffer de l'eau ou de brancher le four; très bon chauffage d'appoint)
Bon ok pour le froid on va en avoir aussi dans le sud, MAIS on va diviser la durée de l'hiver par 2 quand même !

Le plus dur est l'au-revoir aux potes qui vont bien nous manquer...

jeudi 10 décembre 2009

Pensées

Le Distilbène a encore frappé.

Une amie s'est faite volée son bébé par cette saloperie.

Encore un petit Ange... Un de trop.

Toutes mes pensées vont vers toi, ta famille et ton petit Ange, née trop tôt,  partie trop vite.

Mes douces pensées aussi pour toutes ces autres DéESses qui ont aussi des petits Anges...

lundi 7 décembre 2009

Poulet, Champignons, Sauce Cognac

Edit du 7 décembre : j'avais oublié l'ingrédient essentiel qui rend cette recette si bonne : le miel ! C'est chose corrigée

  • Ingrédients (pour 2 personnes)
2 escalopes de poulet (environ 300g)
250g de champignons (des pleurotes)
1 demi oignon émincé
1 brique de soja crème
Fond de veau
1 verre d'eau
1 cuillère à soupe miel

Cognac
1 branche de thym, 3 feuilles de laurier, sel et poivre

  • Préparation
J'ai utilisé ma cocote qui va aussi bien sur le feu qu'au four. On peut tout faire sur le feu, mais j'ai préféré une partie cuisson au four qui me permet de laisser cuire tout seul sans devoir remuer pour éviter que ça brûle.

Préchauffer le four à 180° (à chaleur tournante).

Émincer l'oignon (ou faire comme moi en avoir du tout prêt au congelo), ainsi que les escalopes de poulet (moi je les coupe aux ciseaux c'est rapide et efficace).
Couper les pleurotes.

Sur le feu :
Dans la cocote mettre 1 peu d'huile d'olive et y faire revenir l'émincé de poulet.
Enlever et réserver. Vider le gras.
Faire revenir l'oignon dans un peu d'huile d'olive, puis déglacer au cognac (alors là j'y suis allé au pifomètre). Ajouter le miel, bien mélanger.
Ajouter le poulet, les champignons.
Ajouter 1 cuillère à soupe de fond de veau délayé dans un verre d'eau (ça doit être bon avec du bouillon de volaille aussi).
Ajouter le thym, le laurier, saler et poivrer

Fermer la cocotte et enfourner pour 30 minutes.

À la fin de la cuisson, c'est déjà très très bon au goût donc on peut s'arrêter là. J'ai préféré tenter le coup avec l'ajout d'une brique de soja cuisine (ou de crème fraiche mais en ce moment je cuisine beaucoup au soja). Faire réduire rapidement sur le feu.

Servir avec une purée ou du riz ou une poêlée de légumes (nous avons opté pour la purée).


dimanche 6 décembre 2009

Petits Gâteaux Pomme Poire Coeur Chocolat

Où comment utiliser les fonds de placards et improviser une recette.

  • Ingrédients
1 noisette de beurre
1 poire
1 pomme
1 cuillère à soupe de cassonade
70g de cassonade
3 œufs
2 demi coquilles d'œuf d'huile
3 demi coquilles d'œuf de jus de pomme (peut être remplacé par jus d'orange ou rhum)
100 g de farine
2 cuillères à soupe bien bombées de maïzena
1 sachet de levure
Chocolat noir patissier

  • Préparation :


préchauffer le four à 180° (chaleur tournante)

Couper la pomme et la poire en petits morceaux
Dans une poêle faire fondre le beurre, et faire caraméliser les fruits avec 1 cuillère à soupe de cassonade

Dans un saladier, mélanger les œufs, la cassonade, l'huile, le jus de fruit. Puis ajouter farine, maïzena et levure. Mettre un coup de fouet ou de batteur pour éviter les grumeaux.

Remplir à moitié des petits moules en silicone en faisant attention d'avoir de la pâte et des fruits. Ajouter un carré de chocolat noir au milieu, compléter avec de la pâte. (Pour un goût moins prononcer on pourrait ne mettre qu'un demi-carreau mais bon vous avez déjà essayé de faire des demis-carreaux de chocolat à dessert ?)

Enfourner 15 min environ.

J'ai fait 18 petits gâteaux (1 plaque et demi).
le plus dur : attendre qu'ils refroidissent un peu pour ne pas se crâmer la langue avec le cœur au chocolat.
vraiment exquis tièdes, et encore très bons froids.

jeudi 26 novembre 2009

Gratin d Endives

Oui je sais je fais des gratins à tout !!

Avis partagé au sein du couple : moi j'ai trouvé ça super bon, Chéridoux a dit que c'était très bon mais meilleurs sans endives... Cherchez l'erreur dans un truc qui est intitulé gratin d'endives...
J'vous fait partager quand même !
  • Ingrédients :

4 endives
3 grosses patates
1 barquette de lardons fumés
1 brique de soja cuisine
100g de comté
1 verre d'eau
1 cuillère à soupe bombée de sucre
Beurre/huile pour la cuisson.

  • Préparation :

Préchauffer le four à 180°

Couper les endives en rondelles.
Couper les patates en tranches très fines (avec une mandoline)

Dans une poêle, faire revenir les endives dans un peu de beurre et huile. Saupoudrer de sucre (pour enlever l'amertume). Ajouter un verre d'eau, puis mettre les patates.
Faire cuire à feux moyen en remuant (faut pas que ça brûle) pendant environ 15 minutes.
Dans une autre poêle faire cuire les lardons. Quand ils sont cuits les ajouter au mélange endives/pommes de terre en enlevant l'excès de gras.

Quand tout a réduit, ajouter la brique de soja cuisine (ou de crème fraiche si vous préférez). Faire réduire 5 minutes environ.

Tout verser dans un plat à gratin.
Raper le comté (on réutilise la mandoline, avec les "gros trous" c'est bien) et le mettre sur le mélange.

Enfourner 20 minutes.

Et moi je dis miam c'est fondant !

dimanche 22 novembre 2009

Quelques news

En fait je n'ai pas grand chose à raconter, du coup pas ou peu de mises à jour.

Mon joli Benoît continue à bien grandir, à s'éveiller chaque jour. C'est un petit garçon à forts besoins, alors je le câline, je le bisouille, je le porte tant et plus.
Les nuits sont toujours un peu hard... Il commence à faire des longues périodes de sommeil mais elles ne sont pas raccord avec les nôtres. Genre 20h-2h alors qu'on signerait bien pour un minuit-6h. Mais ça va venir.
Les jours passent sans que je m'en rende vraiment compte (enfin un peu quand même parce que la fatigue est quand même là...)

Nous avons eu quelques visites alors je me suis un peu remise à mes fourneaux. Mais rien d'extraordinaire, que des recettes déjà éprouvées ou alors des «Tifoutout». Donc pas de nouvelle rubrique cuisine.
J'ai bien fait une fois une brioche à la praline, mais nous ne l'avons pas goûtée, elle est repartie avec mon Beau-père, donc vu que je ne sais pas si elle était bonne...

et sinon j'essaye d'avancer dans notre déménagement pour le Sud.
Et c'est pas gagné.
Mon Chéri s'est occupé de nous trouver un logement, donc on a déjà au moins un endroit où atterrir. J'ai fait faire des devis de déménageurs, mais au final ils nous prennent pour des Américains, donc merci les potes de chéri de nous aider, car on va le faire par nous même. Enfin «on» est un bien grand mot. Je vais m'occuper des cartons, mais après je prends Benoît et le chat sous le bras et je pars en train 2 jours avant. Et donc c'est Chéri et ses potes qui se débrouilleront pour le chargement, déchargement et Chéri tout seul pour le trajet.
Et même pour les cartons j'attends la visite de ma maman pour avancer sérieusement. Comme ça elle s'occupera de Benoît pendant que je mettrais le boost.

Voilà donc pour notre petite vie avec rien d'extraordinaire mais bien remplie par le quotidien.
À tout ça on essaye de caler des soirées avec les potes pour dire au revoir à tout le monde.

À bientôt pour d'autres aventures !

samedi 14 novembre 2009

Souvenirs

Il y a un an exactement mon petit Benoît était encore sous forme d'un embryon de quelques cellules, de qualité soit disant médiocre et mon me le réimplantait.

Un an qu'on l'a sorti de son congélo pour venir dans le nid douillet de sa maman.

Cette tentative très mal barrée, a pourtant évoluée en une grossesse qui partait d'un mauvais pied... Et pourtant tout au bout il est là. Et il fait notre bonheur.

Comme quoi c'est vrai qu'il faut toujours continuer à y croire !

mercredi 4 novembre 2009

P'tits Yeux

Bien avant ma grossesse mes lunettes étaient passées entre les pattes d'un chat, puis de multiples chutes. Et là récemment j'ai réussi l'exploit de les faire passer au lave-linge. Certes elles en sont ressorties propres, mais en 2 morceaux... On a pu rafistolé mais le signal était donné. Il était plus que temps d'en changer.

Étape 1 : avoir un rendez-vous chez un ophtalmo pris au hasard des pages jaunes à côté de chez moi (ben oui le précédent était à côté de mon ancien boulot, donc plus vraiment pratique). Oh joie j'ai eu un rendez-vous dans un court délai : à peine plus de 2 semaines ! l'oeil droit n'a pas bougé, l'oeil gauche a un peu faibli, donc c'était une bonne idée quand même d'y aller !

Étape 2 : faire faire les lunettes. Là l'efficacité a été de rigueur. À peine sortie de la consultation, passage à la maison pour une tétée tranquille et zou ressortis vers l'opticien.
je donne mes critères à l'opticien (aussi bien financiers qu'esthétiques), il me regarde et zou me montre quelques modèles pile-poils dans ce que je lui ai demandé, en quelques minutes c'était réglé ! En plus c'est du sur-mesure puisque j'ai choisi la forme des verres d'une paire et la monture d'une autre !
Et voilà je les ai récupérées !




Bon faut que j'y retourne parce qu'au final elles ne sont pas assez serrées et tombent continuellement sur le nez. C'est ma faute j'ai pas voulu qu'il les serre trop. j'aurais du l'écouter !

jeudi 22 octobre 2009

Gratin De Betteraves

Petite retour de la rubrique cuisine, mais avec un truc vraiment trop simple. Faut dire que mon tout petit me laisse pas vraiment le temps de faire des trucs évolués.

J'ai acheté des betteraves, mais qu'en faire ? Parce que sortis de la salade et de la soupe on a fait un peu le tour. et bon la salade avec ce temps de chien c'est bof, et la soupe je suis pas trop soupe en général.
Donc pourquoi donc j'ai acheté ce légume ? Ben je sais pas une impulsion du moment...

Bon au final mon ami Marmiton m'a filé un coup de pouce ! Et j'ai donc fait un gratin. Facilité affigeante, plutôt bon mais j'ai déjà repéré les pistes d'amélioration.


Ingrédients
  • 500g de Betteraves rouges (précuites c'est plus facile !)
  • 1 boite de lardons
  • Béchamel (beurre, farine, lait)
  • Poivre et noix de muscade
  • Fromage rapé

Préparation 

Préchauffer le four à 180°.
Couper les betteraves en petits cubes.
Faire revenir les lardons dans une poêle.
faire une sauce béchamel pas trop liquide, ne surtout pas saler, mais poivrer et mettre de la noix de muscade. Ne pas hésiter à "forcer le trait" car la bettervae c'est vraiment sucré.

Ce que j'ai fait : supperposerles couches :  betteraves au fond, puis lardons, puis nappage avec la béchamel et enfin fromage.

Enfourner 20min.

Piste d'amélioration : bien mélanger betteraves, lardons et Béchamel.
en effet dans la première version que j'ai faite, il y a du coup de la betterave qui reste toute seule au fond du plat, et qui est hyper sucrée, alors que la couche qui s'est imprégnée des lardons et de la béchamel est un vrai délice.

mercredi 21 octobre 2009

Petite Famille

Samedi dernier première grosse sortie en famille. Nous étions de mariage ! C'était bien sympa, on s'est bien amusés. Bon ok on est parti comme des petits vieux juste après l'ouverture du bal.
Mais bon les soirées dansantes c'est déjà pas forcément notre tasse de thé, mais avec le manque de sommeil qui s'accumule on était pas très frais.

En plus d'avoir passé une bonne journée et une bonne soirée on est reparti avec un joli tableau de famille !


(merci Vince pour la photo)
On remarquera toute la difficulté d'arriver à mettre dans le même cadre mon géant de mari et moi plutôt très petite !!

jeudi 8 octobre 2009

Les Boutiques

Aujourd'hui je suis retournée pour la première fois depuis l'annonce de ma grossesse en novembre dernier faire les boutiques. À l'origine pour moi et moi uniquement.
Retrouver le plaisir de faire les boutiques en VRAI, toucher les vêtements. Parce que bon internet c'est bien, c'est pratique tout ça, mais ça a un côté frustrant quand même au bout d'un moment...

Bon au final j'ai quand même trouvé une petite robe qui devrait ne pas me faire trop ressembler à un sac à patates pour le mariage de ma copine Agnès la semaine prochaine. rien d'extravagant, assez classique et portable hors cérémonie.
Mais j'ai caqué sur des soldes petits bateaux pour Benoît aux Galeries Lafayettes et une petite tenue chez Obaîbi.

Bon faudra que j'y retourne en m'interdisant les boutiques pour enfant !

Le truc top c'est que j'ai surtout rejoins une copine et son joli petit garçon !! On a bien papoté, et en plus on a frimé avec nos poussettes (ben oui on a la même !).
Donc un super moment "filles" comme ça fait du bien !

lundi 5 octobre 2009

Vacances

Avec le temps pourri de la région parisienne et un petit coup de mou genre déprime post-partum (ouais je sais ça fait presque 3 mois que j'ai accouché et c'est maintenant que ça me prend), j'ai décidé d'aller m'aérer !
Après accord du chéri, nous sommes partis Benoît et moi 10 jours à la montagne. Chez mes parents, dans leur cher Queyras.

Que ça fait du bien ! Des bras pour porter, câliner Benoît. Moi qui peut dormir et même faire la grasse matinée. Merci à la super mamie qui tous les matins venait récupérer Benoît après la tétée entre 5 et 7 et me permettait de dormir encore au moins 2 heures.
Pendant ces quelques jours j'ai usé et abusé de mes parents ! Je n'ai eu qu'à mettre les pieds sous la table à chaque repas, j'ai eu droit à pleins de supers petits plats home made ! Ça change des surgelés, boites et pâtes que je mange régulièrement.
Bon revers de la médaille +1kg sur la balance... J'étais à encore 4 à perdre, ben me voilà de nouveau à -5kg à perdre...et vu que je n'ai pas envie mais alors pas du tout envie de me mettre au régime (plutôt des envie de sucreries, de glaces, de bouffe à toutes les heures) c'est pas gagné.

Avec ça du beau temps du beau temps, rien que le ciel bleu habituel ! On a pu faire des petites balades tous les jours. Parfois avec l'écharpe, souvent avec le LTT (Landau Tout Terrain) emprunté par mes parents. Ils avaient vraiment tout prévu pour leur petit fils.

et j'ai même pu aller chez la coiffeuse ! Rien d'extravagant, juste couper toute cette tignasse au-dessus des épaules.

Dur retour à la réalité, avec la grisaille, la pluie, la pollution... Heureusement que je suis reposée (pour combien de temps ?).
et heureusement qu'il y avait mon chéri impatient de retrouver sa femme et son fils.

Nous sommes rentrés samedi et la valise est toujours au milieu du salon. et je crois qu'elle va y rester encore ce soir.

mercredi 23 septembre 2009

Dexterité

On m'avait prévenue qu'en devenant maman j'allais être capable de faire plein de choses d'une seule main. Je pensais pas devenir aussi habile avec mes orteils.

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mercredi 16 septembre 2009

Communiqué Distilbène

Communiqué de l’Association LES FILLES DES

Ce 24 septembre 2009, la cour de cassation rend son verdict sur l’avenir des victimes du Distilbène et Stilboestrol.

Point presse à 16h.

Le 23 juin 2009, les magistrats de la cour de cassation ont examiné le cas de Marie Elise FERRERO-PESENTI victime d’un cancer lié à son exposition au DES et ayant obtenue la somme de 230 000 euros à titre de dédommagement en première instance. Cependant cette décision a été annulée par la cour d’appel de Versailles en raison de l’absence d’ordonnance d’origine.

Lors de cette audience a également été examiné le dossier de Pascaline victime d’un cancer de l’utérus à 23 ans. Sans ordonnance d’origine, le médecin prescripteur décédé, Pascaline n’est pas en mesure d’apporter cette « maudite preuve ».

Malgré des cancers caractéristiques du DES d’après le liste de l’AFFSAPS, malgré les avis des experts, le témoignage de leurs mères désignant le Distilbène, elles ne seraient pas des victimes ?

C’est ce que tranchera la cour de cassation ce 24 septembre et dont dépend l’avenir de Marie Elise et de Pascaline mais aussi des 160 000 personnes exposées à cette hormone de synthèse dont on ne connaît toujours pas l’ensemble des effets nocifs, sur les enfants exposés dans le ventre de leur mère.

La cour de cassation fera t elle preuve de réalisme vis-à-vis des 160 000 personnes exposées à cette bombe à retardement ? Quel avenir pour ces personnes, quel cancer, quelle maladie ? Quel avenir pour leurs enfants que certaines auront réussi à avoir au prix de longs et douloureux parcours médicaux ?

A l’heure où les États dépensent des sommes considérables pour commander aux laboratoires pharmaceutiques des anti -viraux et des vaccins contre la grippe A, nous n’avons une fois de plus l’illustration de la puissance du lobby pharmaceutique, sur le secteur de la santé.

La cour de cassation osera t elle mettre les laboratoires UCB Pharma et Novartis face à leurs responsabilités ?

Nous attendons que la justice puisse enfin offrir la possibilité à chaque victime de bénéficier de procès basés sur des expertises médicales et non plus d’avoir des procès se limitant à la question de savoir si la victime dispose de l’ordonnance de sa mère datant de 35, 40 ou 50 ans…

Le Distilbène va-t-il disparaitre ou non de la scène publique pour le plus grand bénéfice des laboratoires ? Réponse ce 24 septembre 2009.


L’Association LES FILLES DES
www.lesfillesdes.com
Contact Association :
Stéphanie CHEVALLIER
stefania@lesfillesdes.com
Tél. : 06.63.79.31.02

dimanche 13 septembre 2009

Dix minutes pour prouver que si les femmes le valent bien...

... ça n'a rien à voir avec L'Oréal

C'est l'histoire d'une fille qui aime les trucs de fille comme boire des caïpirhinas en terrasse le vendredi soir, faire une grasse mat et une expo le samedi, et prendre un bain moussant en lisant un magazine féminin le dimanche.

Seulement voilà: à chaque fois qu'elle parcourt un magazine féminin, elle tombe sur des filles maigres et retouchées portant des fringues à 800 euros qu'elle ne pourra jamais s'acheter, des pubs toutes les deux pages pour des crèmes qui ne tiennent pas leurs promesses, des rubriques culturelles attendues et des articles sur des voyages 5 étoiles au bout du monde qui ne rendent pas service à la planète. Parce que oui, c'est aussi l'histoire d'une fille qui aime s'amuser mais qui se rend compte que la nature en prend un sacré coup, et qui fait ce qu'elle peut pour amortir le choc, mais qui ne sait pas toujours bien comment s'y prendre et qui ne serait pas contre quelques conseils.

Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, c'est l'histoire d'une fille qui décide de créer le paradoxe d'un magazine féminin intelligent, à l'encre végétale sur papier 100% recyclé, faisant découvrir des fringues et des accessoires de créateurs éthiques et responsables, parfois inconnus mais jamais inaccessibles, présentés par des filles qui ressemblent à des vraies filles, photographiés par des jeunes photographes de talent et qui ont besoin d'un coup de pouce pour se lancer.

C'est l'histoire d'une fille qui fait le pari d'un magazine qui s'appelerait Shi-zen (« Nature », en japonais). Un magazine qui prendrait parti, qui dirait ce qu'il pense et qui ferait ce qu'il dit tout en restant ludique. Un magazine éthique mais pas moralisateur, avec peu ou pas de pub, et en tout cas pas de pub pour des produits ayant un impact sévère sur l'environnement. Un magazine qui arrêterait de prendre les femmes pour des midinettes, qui livrerait des recettes de grand-mère qui marcheraient, qui conseillerait des adresses de vraiment derrière les fagots, qui distillerait des astuces qui changeraient la vie par petits bouts.

Si vous croyez en cette histoire, vous pouvez m'aider à rendre ce projet possible: prenez dix minutes pour répondre au petit questionnaire ci-joint, dont les réponses viendront étoffer l'étude de marché. Et forwardez-le à toutes les femmes de votre entourage qui pourraient être intéressées par Shi-zen. N'oubliez pas de laisser vos coordonnées quand vous aurez terminé pour être tenue au courant de la suite de l'aventure et être les premières à lire un magazine féminin qui vaille le coup dans votre bain moussant...

Le questionnaire : http://shi-zen.eko-co.fr


Edit du 14 sept :


7000 personnes ont d'ores et déjà fait le pari de croire, eux aussi, à cette histoire, en répondant à un questionnaire qui a permis de mieux cibler les besoins des futurs lecteurs et de réaliser une étude de marché. Parmi eux, 5000 ont laissé leurs coordonnées pour être tenus informés de la suite des événements.

Grâce à eux, Shi-zen est en train de devenir réalité. Le projet prend progressivement vie, une petite équipe s'est formée et s'investit autour du magazine, le contenu rédactionnel prend forme, les idées foisonnent, l'imprimeur a été choisi, le site internet est en préparation... Le but est que d'ici quelques semaines, le numéro zéro de Shi-zen soit bouclé, disponible en version PDF sur le site et en version papier par correspondance.

Vous aussi, vous pouvez participer à l'aventure.

Vous êtes un diffuseur potentiel (boutique éthique, magasin bio, médecin, institut de beauté...) ? Vous êtes un créateur de mode éthique ? Vous souhaitez devenir annonceur et disposer d'un espace publicitaire dans le magazine ? Vous organisez un événement ou montez un projet susceptible d'intéresser les futures lectrices ? Vous souhaitez participer au lancement de Shi-zen ? Vous avez tout simplement des remarques ? N'hésitez pas à laisser vos coordonnées et un commentaire !

Vous pourrez ainsi être tenue informée de la suite des événements, et faire partie des premières lectrices de ce magazine féminin d'un genre nouveau...

je précise : ce n'est pas de moi, ce n'est pas moi mais je trouve ce projet très intéressant et adorerais qu'il voit le jour !

vendredi 11 septembre 2009

Livres

Un petit bébé calé dans l'écharpe me libère les 2 mains pour tapper librement, et malgré tout profiter d'un contact câlin.

Donc comme je l'ai déjà dit, j'arrive à lire (un peu) pendant quelques tétées. J'ai pas mal de retard dans ce que j'ai dans ma bibliothèque que j'aurais dû lire pendant la grossesse. Mais bon en fin de grossesse il m'était impossible de tenir et tourner les pages d'un livre.

Bref donc un petit post livres. C'est parti.

J'ai comme à mon habitude volé les photos des couv' sur Amazon





Que Serais-Je Sans Toi ? (Guillaume Musso)

>Présentation de l'éditeur :
Gabrielle a deux hommes dans sa vie.
L’un est son père, l’autre est son premier amour.
L’un est un grand flic, l’autre est un célèbre voleur.
Ils ont disparu depuis longtemps, laissant un vide immense dans son cœur.
Le même jour, à la même heure, ils surgissent pour bouleverser sa vie.
Ils se connaissent, ils se détestent, ils se sont lancé un défi mortel.
Gabrielle refuse de choisir entre les deux,
elle voudrait les préserver, les rapprocher, les aimer ensemble.
Mais il y a des duels dont l’issue inéluctable est la mort.
Sauf si…

Des toits de Paris au soleil de San Francisco
Un premier amour qui éclaire toute une vie
Une histoire envoûtante, pleine de suspense et de féerie

Mon Avis
Ben c'est du Musso. Donc pas de la grande litérature, mais un petit péché inavouable :-). On se laisse prendre dans le tourbillon des personnages, et on apprécie la petite note surnaturelle si chère à Musso.
À lire à la plage, dans un train, pour les habitués du genre.
<Le Sumo Qui Ne Pouvait Pas Grossir (Eric-Emmanuel Schmitt)

Présentation de l'éditeur :
Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler.
Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un «gros» en lui malgré son physique efflanqué, l'antraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l'interlligence et de l'acceptation de soi.
Mais comment atteindre le zen lorsqu'on n'est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ? Derrière les nuages, il y a toujours un ciel...

Mon Avis :
UN joli voyage au pays du Soleil Levant. On est touché par ce jeune héros qui n'a rien d'un héros qui par hasard va passer de clochard à Sumo vénéré. Pas mal de spiritualité, de zénitude et de bonnes leçons d'optimisme dans ce livre. Je l'ai lu en moins d'une heure, un vrai petit plaisir qui donne le sourire.
Où on va Papa ? (Jean-Louis Fournier)

Présentation de l'éditeur :
"Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j'ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l'ai jamais fait. Ce n'était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu'à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures... "

Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J'avais honte ? Peur qu'on me plaigne ?
Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c'était pour échapper à la question terrible : « Qu'est-ce qu'ils font ? »
Aujourd'hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu on ne les oublie pas, qu'il ne reste pas d'eux seulement une photo sur une carte d'invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d'une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d'eux avec le sourire. Ils m'ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j'ai eu des avantages sur les parents d enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j'ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.

Mon Avis :
J'ai détesté. Ce livre n'est je pense qu'une forme de psychothérapie pour son auteur qui «assume» un jour d'avoir eu 2 enfants handicapés. Franchement sans intérêt et je comprends encore moins le prix attribué. Surtout qu'en général j'aime bien les livres issus de Femina
Un privé à Babylone (Richard Brautigan)

Présentation de l'éditeur :
« Faut bien le reconnaître, ce livre m’a énervé. Moi aussi, j’ai fait des polars : j’ai encore la série complète sur mon étagère ; je les donne presque tous pour avoir pondu les aventures du type qui se retrouve un matin dans un cimetière de San Francisco avec quatre Noirs pleins de rasoirs autour de lui, une mère grondeuse qui l’accuse d’avoir tué son père à l’âge de quatre ans avec une balle en caoutchouc, qui possède en prime un cadavre dans le réfrigérateur et, dans la tête, suspendus, tous les jardins de Babylone, là même où Smith Smith, le plus grand joueur de base-ball de tous les temps, se bagarre contre les ombres-robots et les cristaux à mercure. Big Brautigan. »
Claude Klotz, 1981


Mon Avis :
J'ai eu du mal à rentrer dans ce livre, dans la tête un peu tordue de ce privé qui préfère rêver et s'inventer une vie à Babylone. C'est le contraire d'un roman policier, c'est complètement absurde mais on fini par s'y faire et prendre goût à cette histoire qui n'en n'est pas une. De bons moments de drôlerie malgré tout.

J'avais attaqué «Cendrillon» de Reinhart mais je n'y arrive pas. Donc je l'ai mis de côté pour le moment. Je vais me lancer dans les «Déferlantes» et j'ai 2 Romain Sardou, ainsi que 2 romans historiques prêtés lors de ma grossesse. Bref encore de jolies lectures à venir...

lundi 31 août 2009

Tout Va Bien

Pfiou les heures, les jours, les semaines passent s'en s'en rendre vraiment compte.
Y a pas à dire, la vie avec un bébé c'est chronophage.

Donc on donne pas de nouvelles par flemme faut l'avouer : passer du temps sur le blog n'est plus vraiment la priorité.

En tout cas tout le monde va bien.
Benoît grandit chaque jour, la cantine a l'air pas mal puisqu'il prend bien du poids.
Quelques petites régurgitations à surveiller.
Il accepte de dormir de temps en temps dans son lit, ça aide à un peu mieux récupérer.
Sinon il est adorable.

De mon côté, bah un peu de fatigue mais j'arrive à récupérer pas trop mal.
Suis pas prête de perdre les 6kg qu'il me reste vu ce que je mange (note à moi-même : ne plus acheter de Magnum).
L'allaitement c'est pas si évident que ça, surtout quand on a des bobos... Après le staphylocoque doré, voici mon ami le champignon Candida Albicans. Bon paraît que le mélange crème antibiotique + bouts de seins c'est le cocktail explosif pour qu'il sorte celui là. En tout cas, j'ai au moins un nom sur la douleur et surtout un traitement.
Mais j'irais quand même voir la consultante en allaitement pour vérifier un peu la position et la façon de téter de Benoît.

J'essaie de vadrouiller un peu : sortie tous les jours au moins dans le petit parc au bout de ma résidence. Puis je suis allée voir une copine en bus+rer avec l'écharpe. Top génial l'écharpe. Et une autre rencontre de DéESses sur Panam, cette fois en poussette parce que bien trop chaud pour l'écharpe. J'en profite pour vous dire encore MERCI les filles d'avoir tant gâté Benoît, et moi ça m'a fait un bien fou de vous voir. De sortir, voir des gens tout ça... Avant qu'on ne m'oblige à rester confinée pour cause de Grippe A.
On a prévu un week-end dans la famille du chéridoux pour présenter Benoît, on ira en train tout simplement avec juste l'écharpe.

La vie suis son cours sur un rythme différent.

J'ai recommencé à lire un peu (pendant les tétées mais pas toutes), donc peut être bientôt de nouveau la rubrique Lectures.

Vl'à les petites news.

vendredi 21 août 2009

Petit Bilan

6 années d'attente
1 fausse couche
des courbes de températures, des câlins programmés
j'ai oublié le nombre de mois de clomid
6 IACs (enfin 5, la 6ème nous avons arrêté le protocole en route car je ne répondais plus au traitement)
2 FIVs
3 TECs
je vous passe le nombre de prises de sang, d'échographies, de piqûres sous-cutanées ou intra-musculaires
1 couple qui a failli exploser
36 semaines de grossesses
25 semaines d'alitement
32 jours d'hospitalisation
9 échographies de grossesse
1 pré-éclampsie
Des douleurs affreuses d'origine inconnue
1 IRM
1 Électromyogramme
+13 kg
1 césarienne
18 agrafes

Et au bout une belle victoire :
1 bébé de 44 cm et 1kg860 qui 6 semaines après sa naissance fait 3kg200

(photo au 17 août)


mercredi 12 août 2009

Anectodes V2

Bon la suite de mes péripéties hospitalières.
Bon ça va être beaucoup plus court cette fois quand même.

Donc 9 juillet début d'après-midi : faut que je fasse mes valises pour déménager d'hôpital. Et oui il n'y a plus de places en "suites de couches" à SVP donc on change de trottoir (ou presque) et en route pour Port Royal.
La césa est programmée pour le lendemain 9h.
Arrivés à Port royal on me met en salle de naissance (on se demande pourquoi puisque tout est prévu pour le lendemain). J'ai eu droit à mon dynamap avant de partir de SVP, et là on me repose le tensiomètre. Sauf que je n'ai plus aucun antalgique... Sympa ! Après on se demande pourquoi ma tension monte autant ! Ça ne peut être que le fait de la pré-eclampsie, pas du tout parce que je souffre voyons... On me met sous monito, de son côté Titruc va toujours bien. À force de dire "j'ai mal" on fini par m'accorder une prise de tension par 15mn et non plus toutes les 5 min.

Vers 18h passage de la chir' qui m'explique que son bloc et son équipe sont libres à 20h30, donc si je suis ok on avance la césa de 12h... Ça commence à faire un moment que je suis dans cette salle toute pourrie, avec un tensiomètre qui me torture, une position inconfortable pour le monito : accessoirement sur le côté alors que PUTAIN faut le dire en quelle langue "j'ai mal aux bras !" Mais Madame faut rester comme ça pour bien capter votre bébé.
Donc tu m'étonnes que je suis ok pour avancer la césa !

Au bloc un peu plus tard...
J'entends des rallements de la part de la chir' et son interne, mais ne comprends pas de quoi ils parlent.
Anesthésiste : «Madame, vous avez eu un curetage»
Moi «hein ? non»
Anesth : «Vous avez eu des opérations ?»
Moi «oui, l'appendicite et ...»
Anesth qui me laisse pas finir «non mais au niveau de l'utérus"»
Moi (dans ma tête «t'avais qu'à me laisser finir ma phrase connard»): «ben l'hystéroplastie d'agrandissement»
La chir sur un ton énervé «ça aurait été bien de le savoir !»
Moi passablement énervée aussi «c'est sur la première page de mon dossier»
Vlam' petite chute de tension qui tombe à pique pour me clouer le bec et éviter une remarque acerbe.

Décidément le personnel médical a vraiment un soucis avec la lecture des dossiers. Pourtant vu le nombre d'années qu'il faut pour faire médecine et se spécialiser le prérequis de base ne serait-il pas de savoir lire ??

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J'ai eu une chambre seule (normal car à SVP c'est que des chambres individuelles, donc c'était un droit de facto). Mais au bout de quelques jours... Je redescends de la néonat, croise l'aide soignante qui sert les repas et me dit "ah c'est vous qu'on doit déménager ?" Faut ranger vos affaires vous changez de chambre après votre dîner."
L'infirmière passe ensuite et me dit "on a besoin d'une chambre individuelle pour une dame et c'est la seule de libre"... Mmhh libre donc. Et moi je suis quoi ? Je ne l'occupe pas la chambre peut- être ? En fait sous-entendre la seule chambre où il n'y a pas de bébé dedans quoi.
Bon on me met dans une chambre double du coup, avec une maman dont je suis voisine de bébé à la néonat, donc ça va... Sauf que le lendemain elle a récupéré sa petite fille avec elle, donc avec nous... Bravo la psychologie dans les hôpitaux. Je dirais que la maman était plus génée que moi d'avoir sa fille et moi pas mon fils. Heureusement que ce n'était pas 2 jours après l'accouchement je crois qu'avec la chute d'hormone je me serais effondrée...

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Je vous passe ma sortie express puisque j'en avais fait un post à mon retour.
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Côté personnel de la néonat y a rien à dire, les infirmières (et l'infirmier), puéricultrices, aux' de puer sont supers ! Les médecins étaient tous top, sauf un particulièrement con mais on a fait avec... Genre il a voulu m'expliquer que la tétée c'était max 15min à chaque sein... Quand t'auras des seins t'auras voix au chapitre mon gars... Ou encore une alarme bizarre qui sonne, lui à sa table qui ne fait rien (mais même pas il lit un dossier ou rempli quelque chose, il ne fait rien), toutes les inf' super affairées. On lui demande de venir voir ce que c'est, sa réponse «Attendez une infirmière va venir voir» Bah oui chacun son taf...

Juste une petite chose : bon y a tout le temps 2000 alarmes qui sonnent de partout, et le personnel ne court pas à chaque bip. Parce que bon «on connait les alarmes et celles qui sont importantes, ne vous inquiétez pas». Certes donc il y entre autre les petites alarmes des électrodes cardiaques qui ont la facheuse manie de se décoller tout le temps, ou celle du capteur de sat' qui ne capte plus rien dès que bébé bouge son pied.
Et bien ça peut sonner tant que ça veut, personne ne se déplace SAUF si bébé est dans les bras de ses parents. Alors là je peux vous dire que dès que vous avez votre gosse contre vous, y a pas 2 bips avant qu'une voire 2 personnes aient accourues voir si en parent indigne et incompétent vous n'êtes pas entrain de tuer votre gosse... Très sympathique comme expérience.
Et je tiens à préciser : non je n'exagère pas, non je ne suis pas parano, Chéridoux l'a vécu en pire car comprenez «il n'est QUE le papa»...

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Ce qui est particulièrement affligeant c'est la hiérarchie méga rigide qu'il peut y avoir. Attention chacun son taf et personne n'empiète dessus (aussi bien vers le haut que vers le bas) :
Exemples :
  • c'est le personnel de ménage qui a la clé qui permet de remettre du sopalin dans les distributeurs... Donc si y a personne, ben on ne recharge pas, on laisse les sopalins en vrac sur les plans de travail.
  • Juste après la césa quand j'ai eu le droit d'aller prendre une douche. Je reviens dans ma chambre, m'habille mais n'arrive pas à remettre les bas de contention. Donc je sonne pour demander de l'aide. Arrive une sage-femme, je lui explique. Réponse «je vous appelle quelqu'un». Arrive une aide soignante «ah d'accord, je vous appelle l'infirmière». Arrive enfin l'infirmière qui elle accepte de m'aider... Bilan pour enfiler 2 bas de contention, il a fallu que 3 personnes se déplacent, une seule avait l'attribution requise, et j'ai attendu presqu'une heure pour tout ça...
  • On vous attribue une aide soignante ou une aux' de puer un jour car votre enfant ne nécessite plus d'avoir une inf'. Pas de soucis. Sauf qu'il faut quand même vérifier ses résidus avant chaque tétée (comprendre aspirer le contenu de son estomac avec une seringue par la sonde gastrique) et donc la personne en question n'a pas le droit/les compétences de faire ce geste, donc faut attendre.

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Donc en résumé comme dans tous les corps de métiers y a des gens biens, compétents, gentils, sympathiques, attentionnés, et des gros cons, incompétents, idiots dont on se demande s'ils ont suivi le module psychologie (cela dit est-ce qu'il y en a seulement un dans leur parcours ? Peut être un truc de 4 à 8h sur une dizaine d'années ??).

Voilà vous savez tout !

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P.S : c'est aujourd'hui que mon fils aurait du naitre s'il avait atteind la date prévue d'accouchement !

samedi 1 août 2009

Micro-Victoire

Ce matin je suis rentrée dans un jean d'avant grossesse.
Bon c'était un très lâche à la taille et qui là me serre. Bon la bedaine déborde mais c'est pas grave (enfin un peu mais tant pis)
Je me sens un peu boudinée aux cuisses....

MAIS je suis rentrée dedans ! Et je vais le porter toute la journée !

vendredi 31 juillet 2009

Petites Anecdotes

Allez aujourd'hui je prends quelques minutes pour vous raconter l'hôpital.

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Arrivée le samedi 20 juin aux urgences à cause de mes douleurs très fortes et invalidantes aux 2 bras.
Prise de tension (aille très haute), bandelette qui ressort positive, on pose un monito pour vérifier que Titruc va bien.
Les sages femmes sont débordées, il y a arrivée massive de bébés et surtout de naissances compliquées.

La SF revient pendant le monito, regarde et me sort de but en blanc : "on vous emmène en salle de naissance" ma tension explose.
Je me vois déjà accoucher et je sais que c'est encore bien tôt. Grosse panique.
En fait c'était juste "pour plus de facilité, car comme on a beaucoup de naissance comme ça vous êtes à côté et on peut mieux vous surveiller".

J'ai bien entendu un dynamap de posé pour prendre ma tension toutes les 5min... Sur un bras qui me fait horriblement souffrir.
J'ai droit à 2 doliprane ! Youpi !

Fin de la journée, passage de l'interne, que nous appèlerons M-la-cruche (car elle va revenir...). Qui m'explique je dois faire pipi dans un pot pendant 24h et ramener tout ça lundi. Je reparle de mes douleurs... "ah oui je vous fait une ordonnance avec du paracétamol, du Magné B6 et du spasfon et ça va passer"

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Lundi 22 avec mes 4l de pipi sous le bras.
Hospitalisation.
OUF Gandalf, super gynéco est dans le coin, donc 1° au courant de mon hospitalisation (nan parce que lors de mon premier passage 10 jours avant, malgré mes rappels constants il n'a JAMAIS été prévenu) 2° vient me voir pour parler et décrire ces douleurs qui l'intriguent. Et c'est bien le seul parce qu'internes et sages-femmes n'en n'ont mais alors rien à foutre !

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Arrivée d'une infirmière avec une grosse seringue
Moi : "c'est quoi"
Elle : "c'est pour le bébé, l'aider à grandir ses poumons"
Moi : "mais j'en ai déjà eu 2 des comme ça y a 10 jours quand je suis venue"
Elle : "ah je ne suis pas au courant, c'est la prescription de l'interne M-la-cruche"
Nico et Moi : "vous pouvez aller voir si c'est nécessaire ?"
Elle : "oui je reviens"

Quelques minutes plus tard
Elle : "en fait pas besoin, car vous en avez eu y a très peu de temps (les 9 et 10 juin) et c'est minimum 3 semaines entre 2 cures"
Nico : " et ça aurait fait quoi si on ne vous avez pas prévenu"
Elle : petit sourire, pas de réponse et repars.

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le temps passe à l'hôpital : en vrac :
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Un interne passe et me dit "dans vos analyses il apparait clairement que vous avez une inflammation des muscles, donc vous avez vraiment mal"

YOUPI je ne suis pas mytho ! Donc plusieurs jours qu'on me prend pour une malade mentale qui invente des douleurs imaginaires pour avoir 3 efferalgans codéinés par jours, appeler pour l'aider à faire pipi, à couper sa viande... Et attendre le soir que mon chéri vienne me faire prendre une douche.
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Passage à Saint-Anne pour un bilan neuro.
L'anesthésiste a fait une grande lettre pour le neurologue

Le neuro "donc vous êtes sous Loxen"
Moi : "non"
Le neuro : "c'est pourtant indiqué qu'on vous donne des comprimés de Loxen tous les jours"
Moi "non on m'a donné 1 comprimé le 22 jour de mon hospitalisation et depuis plus rien"
Le neuro "bon d'accord"
Le neuro : "expliques moi vous douleurs.
Moi "bla bla bla"
Le Neuro : "et vos troubles de la déglutition"
Moi : "j'ai pas de troubles de la déglutition"
Le Neuro : "c'est ce qui est indiqué pourtant, vous êtes sûre ?"
Moi : "oui. En fait j'ai eu des soucis de ce côté mais le 9-10 juillet quand j'ai fait une oesophagite dure aux reflux, depuis que je prends du gaviscon à tous les repas et que j'ai fait une cure de Mopral, tout est ok"

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Retour de Saint Anne :
L'infirmière arrive avec mes doses de médocs, et un truc en plus
Moi : "c'est quoi ?"
Elle: "c'est vote tardyféron"
Moi : "ha bon je suis anémiée ? J'ai ça?"
Elle : "ben ça fait plusieurs jours que vous le prenez"
Moi : "ben non, c'est la première fois"
Elle : "ah sur voter dossier pourtant c'est marqué qu'on vous le donne depuis 3 jours"

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Florilège M-la-cruche
Bon faut savoir que cette jeune femme (plus jeune que moi, je sais c'est pas difficile) a la fâcheuse tendance à vous parler comme à une débile mentale, et toujours avec un petit air supérieur assez horripilant...
Faudrait juste qu'elle se rappelle qu'elle n'est qu'interne, donc encore étudiante et pas encore un vrai médecin cette grosse conne.

Pour mes douleurs : elle ne jure que par le spasfon, les infirmières et les sages-femmes n'ont pas vraiment compris cette prescription et n'ont jamais entendu parler de ça... Bref elle aurait pu me donner des bonbons si c'était pour me faire un effet placébo, au moins je me serais régalée...

Les jours où elle est de garde (bien trop souvent à mon goût)
Elle : "comment ça va ajd"
Si ma réponse est "pas trop mal, mais tout est relatif" :
Elle :"ah ben vous voyez que ça passe tout seul. Allez ça va aller de mieux en mieux"
Si ma réponse est "pas bien "
Elle : "bah ça ira mieux demain !"

Le pompom pour la veille de ma césa.
Dynamap de 22h30 le 8 juillet. Mes tensions montent dangereusement.
Mais bon vers minuit je trouve le sommeil.
Minuit 45 : réveil. M-la-cruche est inquiète sur mes tensions donc il faut absolument me faire un bilan sanguin là maintenant tout de suite. L'infirmière a essayé de la raisonner un peu, que 1° toutes les nuits vers 1h30 je me réveille, et que 2° qu'on me fasse le bilan maintenant ou dans 2h, le résultat sera dispo à 6h. et bien non il FAUT me faire chier maintenant alors que je passe des nuits de merdes que je dors très peu d'affilé.
Madame s'affole.
Sauf que depuis le début je fais une pré-eclampsie un peu bizarre : les protéines s'affolent à mort, mes tensions sont limites mais pas trop pourries et mon bilan sanguin absolument nickel.
Au matin : bilan nickel.
Par contre le verdict de la balance est sans appel : +2,5kg en moins de 48h, les oedèmes se pointent dangereusement.
M-la-cruche passe avec un courrier pour une néprhologue que je dois voir dans l'après-midi. Je lui signale les oedèmes.
Elle "c'est rien mais vous pouvez le signaler à la néphro cet après midi"

Heureusement qu'elle n'est pas seule et que d'autres personnes lisent mon dossier...
Le chef de service passe un peu plus tard et lui le fait que les oedèmes se pointent en plus de mes tensions qui montent l'embêtent et donc me prépare à une césa ajd ou demain au plus tard...

fin de la première partie.
Viendra l'accouchement et le post-accouchement

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EDIT : en condensé comme ça ça peut faire peur, mais j'ai vraiment été très bien suivie car l'équipe ne se résumait pas à M-la-cruche et l'anesthésiste. les é autrse internes étaient top, le chef de service même s'il faut lui arracher les explications de la bouche aussi, les sages-femmes parfaites ainsi que les infirmières. Et surtout mon gynéco-ce-saint-homme.
HEUREUSEMENT !

mercredi 22 juillet 2009

Pas Le Temps

Désolée mais depuis 2 jours que je suis rentrée je n'ai pas le temps de blogger....

Dimanche soir au final, même si c'était un peu dur, j'étais bien contente de retrouver mon chéridoux. D'être dans ses bras.
De retrouver mon lit avec mon super oreiller ergonomique, mon chat qui après avoir boudé la soirée est venue chercher un câlin à mon réveil à 5h.

Hier et avant hier (et je ne vais pas tarder à faire de même), journée à la néonat avec mon petit coeur. C'est assez rythmé et le soir je rentre épuisée, donc blogger n'est pas ma priorité et je suis sûre que vous comprendrez tous et toutes !
Mais heureusement mon Chéridoux lui tient à jour le blog de Benoît ! Il est bien plus courageux le soir ! Pourtant il enchaîne sa journée de taf et le passage à la néonat !

A très bientôt plus longuement, j'ai plein de petites anecdotes "marrantes" sur mon hospi et mon accouchement !

dimanche 19 juillet 2009

Foutue Dehors...

Salut la compagnie !

Un petit post rapide de la maison où je suis rentrée ce soir...

Tout d'abord merci à toutes et à tous de vos gentils p'tits mots que mon tendre Poilu m'a transmis. Merci de votre soutien qui m'a fait un bien fou fou fou !

Je suis un peu crevée par cette dernière journée et ce retour donc je ne ferais pas long et vous raconterez par le menu mes péripéties de fin de grossesse.

Aujourd'hui a été éprouvant. Car hier à l'étage où j'étais la Sage Femme me disait "On vous garde le plus possible !!!" et on m'a déménagé de chambre (2ème déménagement en moins de 10 jours) et la SF de ce nouvelle étage est arrivée à 9h30 et m'annonce "bon vous allez bien il n'y a aucune raison de vous garder donc je vous propose de sortir ce matin à 11H30"... Sauf que c'était pas une proposition....

Donc prend toi ça dans la figure et fait avec...

Bref suis à la maison, j'ai encaissé, je vais m'organiser.
Le bon côté : je retrouve mon Poilu adoré, ça fait quand même presque un mois quand même que j'étais à l'hôpital. Notre fils va de mieux en mieux (les nouvelles sur son blog ;)) ).

A très vite !
Et je vais voir comment rattraper mon mois de retard sur vos blogs, mails, et posts de forum...

Encore merci !

samedi 11 juillet 2009

Ça c'est fait !

Salut à tous,

Comme beaucoup le savent déjà Benoît, mon fils à moi que j'ai, est né jeudi 9 juillet 2009 à 21h26.

Jeudi matin, la situation de Céline s'est un peu aggravée : la tension est remontée, et elle est restée haute malgré les médoc. Les analyses d'urine n'étaient pas géniales non plus, et en plus elle a commencé a gonfler. Les œdèmes étant le troisième symptôme de la pré-éclampsie, les médecins ont donc choisi de lancer la césarienne en urgence, le jour même. Bien évidemment, il n'y avait ce jour là pas de chambre de « post couches » de libre à SVP, alors on a été transféré à Port Royal (de l'autre côté de la rue) et pris en charge rapidement.

La césarienne s'est bien passée, pas de problème pour "môman Céline" ou Benoît bien que les médecins aient râlé : d'une part petit Benoît s'était fait un collier avec le cordon, et d'autre part l'histéroplastie d'agrandissement a fait que le placenta s'était bien incrusté dans le muscle, compliquant le boulot pour le sortir. Benoît est sorti « un peu pale » et avec le sang du placenta, ils ont cru a un grave problème. Ils m'ont fait un peu peur en parlant d'anémie ou d'hémorragie intra-utéro. Du coup ils l'ont emmené en quatrième vitesse en néo-nat sans même prendre le temps de le montrer à Céline. Mais au bout de quelques minutes dans sa couveuse, il a repris des couleurs et le test de globules rouges a éliminé l'anémie. Pas de saignement non plus chez Céline, juste une très grosse frustration de ne pas l'avoir vu.

Dernier coup de l'administration hospitalière (j'espère), la chambre de Céline n'était pas libéré ce qui fait qu'elle est restée « au bout de la piste d'atterrissage » jusqu'à vendredi 15h a peu près. Et bien sûr pas question de bouger pour aller voir Benoît. Dès qu'on a eu la chambre, on a trouvé un fauteuil roulant pour s'échapper jusqu'à la néo-nat et présenter l'un à l'autre (au grand dam des infirmières du service qui n'ont même pas eu le temps de lui filer un bocal vide). Grandes retrouvailles !!

Benoît est une toute petite crevette de 44cm et 1,89kg à la naissance (il a perdu un peu depuis). Mais après tout, le terme officiel était le 12 août, donc le pt'i mossieur a un peu plus d'un mois d'avance. Tout ça fait qu'il va probablement rester dans sa couveuse quelques temps, ce qui n'arrange pas la frustration de Céline, qui risque d'être renvoyée à la maison sans lui à la vitesse où elle se rétablit.

Sinon, dans la série « l'accouchement c'est magique » : les douleurs dans les bras on cessé quelques heurs après la césarienne, ne laissant que quelques raideurs style courbatures, les œdèmes se résorbent très rapidement (madame à fait pipi 3l en 5h a peu près !). La tension reste un peu haute malgré les médoc, mais elle a fait des mesures normales cet après midi donc c'est sur la bonne voie.

Voila pour les news.

J'ai bien sûr déjà ouvert la boîte mail de Benoît (benoit@bouthors.org) et son site perso (http://benoit.bouthors.org) où je pense qu'on va mettre un blog vu que cette histoire commence à me plaire...

Bises à vous tous et merci pour tous les p'ti mots gentils que je continue à transmettre à Céline.

mercredi 8 juillet 2009

Toc-toc ?!

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Qui est là ? Ben c'est Titruc ! Qui tape du pied sur la télécommande pour essayer de changer de chaîne ! Bon en réalité il a juste le hoquet, mais c'est marrant non ? La vidéo est pas super, mais c'est fait avec mon téléphone portable. Rassurez-vous, bientôt on pourra vous infliger de longues heures de "areu areu" avec le super caméscope, cadeau de Mamie Françoise.

Bon pour les nouvelles, ben y'en a pas vraiment... Depuis mon dernier post, Céline est toujours à l'hôpital, elle a toujours ses douleurs qui continuent de pomper l'air, et les bocaux à remplir apparaissent toujours trop souvent. Donc rien de bien neuf.

Les prises de tensions se suivent et restent très raisonnables, et les douleurs vont et viennent. Il a eu un bon répit de vendredi à dimanche où elle n'avait presque plus mal, mais c'est revenu dimanche soir pour gâcher toute la nuit et le lundi. Mercredi soir ça commençait à refluer un peu à nouveau. Si seulement elles pouvaient partir ces connes de douleurs...

Sinon c'est « marrant », ça fait en gros trois semaines qu'on demande à ce qu'elle voit un Kiné ou un Osthéo mais « c'est pas possible », car d'une part comme chacun sait un osthéo c'est pas un vrai médecin, et d'autre part un kiné, foulala ils sont tous débordés en ce moment, la preuve c'est qu'on arrive jamais à les joindre ma bonne dame. Lundi, en pleine crise de douleur, ma chérie, douce comme elle est, à fait une petite crise pour insister un brin plus une lichette (d'ailleurs on me signale que tous les oiseaux du 14ème arrondissement on préféré aller nicher plus loin vu le barouf).

Soudainement (enfin le lendemain quand même) un kiné apparaît et commence à tâter tout ça. Le plus marrant ? C'est la première remarque du Kiné : « mais pourquoi vous avez pas appelé avant avec ces douleurs là ? » (!!!) alors que depuis 3 semaines les infirmières et sages femmes de SVP nous disent que les kinés sont tellement débordés qu'ils répondent pas au téléphone. Vous me direz en même temps, s'ils sont tombés sur la même standardiste que nous il y a 3 semaines... On les pardonnerait presque d'avoir abandonné (voir épisode précédent).

Le kiné à fait ce qu'il a pu sur le moment, mais surtout il envoie une collègue du service qui est Kiné-et-Ostého (mais chuuuuuuut faut pas le dire, si on vous demande c'est juste un kiné qui vient) jeudi matin.

Dans les nouvelles toujours : une dernière échographie avant le démoulage, rien de neuf de ce côté. Titruc reste un petit bébé avec deux kilos « et quelques ». Bon ok c'est dur de mesurer un poids sur une image, mais la précision toute scientifique de ces médecins continue à me sidérer. Oserais-je parler d'artistes (voir un peu baba-fumette en ce qui concerne la transmission de l'info entre collègues).

C'était tout pour les news de la semaine. Pour celles de la semaine prochaine on aura des photos « en vrai » du gremlin à vous montrer.

jeudi 2 juillet 2009

Bientot la quille !

Bon je sais on est pas 'credi, mais je poste quand même !

Dans les news : Céline est revenue à Saint-Vincent de Paul hier soir après quelques tests neuro qui n'ont rien apporté en terme de diagnostic. Dont un test particulièrement barbare, consistant à vérifier que les muscles tressautent quand on applique un courant dessus avec un espèce de tazer (oui, comme avec les grenouilles). En tout cas ça fait du bien de revenir à la civilisation.

En rentrant à SVP, vous devinerez jamais ce qu'il lui ont demandé ! Sisi un autre bocal. Là on a vraiment ralé pour qu'ils récupèrent les résultats de celui de la veille à Sainte-Anne. Et bien, ça tombe bien parcequ'à Sainte-Anne ils ont perdus ces résultats. Donc c'est reparti pour un tour...

Les douleurs restent supportables, ce qui nous met à 3 jours consécutifs corrects. Si ça pouvait continuer à s'améliorer petit à petit comme ça, on est pas contre.

Bon sinon la vraie grande nouvelle c'est que le grand chef Gandalf à tranché : on avance (un peu) la césarienne, pour la mettre au 15 juillet, soit "juste à terme". Terminer une grossesse comme celle-là le jour de la saint Bonaventure c'est quand même un comble vous ne trouvez pas ?

Pour les anxieux, j'ai mis à jour le compte à rebours.

Bon je vous laisse, il faut que j'aille brieffer le chat.

mercredi 1 juillet 2009

Encore un 'credi sans elle

Depuis 'credi dernier pas grand chose de bien neuf, les jours passent et se ressemblent à Saint-Vincent de Paul... La tension de madame reste relativement stable et correcte, a part quelques petits pics ici et là histoire de mettre un peu de fun dans la vie. Titruc pète la forme. Visiblement il fait du gras, comme son père.

La pré-éclampsie reste de mise, mais peu préoccupante pour l'instant puisque la tension reste raisonable. En plus des dyna-tortures, la surveillance consiste à tester les urines, donc madame à l'immense honneur de pisser dans un bocal pendant 24h tous les .... jours ! Enfin normalement une ou deux fois par semaine, mais je soupçonne les médecin d'avoir une petite fixette scato. Exemple : dimanche, elle remplit son bocal sur 24h, jusqu'à lundi matin 8h. A 9h l'interne débarque avec un nouveau bocal « faut recommencer », « mais je viens de finir », « ah oui mais moi on m'a dit tous les lundis alors voila »....

Dans l'ensemble la douleur est toujours là et elle empoisonne bien la vie. Mais il y a des bon jours comme les deux derniers par exemple, où la douleur recule un peu et où elle arrive même a se marrer à mes blagues nulles. Dans les mauvais jours, l'efferalgan codéiné aide à la gérer.

Je pense que Céline est maintenant à l'ordre du jour permanent des réunions d'équipes de SVP. Ils semblent l'avoir classée dans la catégorie on va écrire un bouquin sur le cas faute de savoir le résoudre. En gros depuis jeudi dernier c'est le défilé de spécialistes constant, et aucun n'a d'idée brillante pour les douleurs. La seule constante qui reviens comme une excuse c'est «la douleur est probablement liée à la pré-éclampsie, donc ça passera quand Titruc sera là ».

Il y en a même un qui a proposé d'avancer la délivrance pour soulager les douleurs. Sauf qu'en fait personne n'est sûr que douleurs et pré-éclampsie soient liées. Alors si c'est pour avoir mal en regardant Titruc dans un aquarium, non merci. Madame préfère douiller en le gardant au chaud, sachant qu'il va très bien.

La dernière « idée brillante » en date c'est celle d'une anesthésiste, qui a cru voir un symptôme neurologique, donc elle s'est arrangée pour un transfert « pour 24h » à l'hôpital Sainte-Anne pour faire un bilan neuro. Transport en ambulance mardi matin vers Sainte-Anne. A peine arrivée, devinez ce qu'ils demandent ? Sisi, de remplir un bocal (je vous dis que c'est une fixette de doc) « oui mais vous comprenez on a pas les résultats de celui d'hier fait à SVP ». Bon, tu vois le truc noir plein de boutons avec des chiffres, là sur ton bureau, tu appuies sur les boutons et tu t'en sers pour qu'on te les donne les résultats (virgule conasse) ! Naméo ?!

Au programme « plus sérieux » des analyses sanguines (oui encore. les premières à SVP sont toutes revenues négatives) et une IRM du « haut de la colonne » pour éliminer « un truc grave » (surtout v'zautres médecins ne nous dites pas le nom du truc grave, on sait jamais hein des fois qu'on entrave quelque chose, voire pire, qu'on ait l'impression que vous avez une piste).

Pour les analyses, c'est bien dommage mais on ne les pratique que le matin. Bon c'est vrai qu'en arrivant à 10h, c'est plus le matin ! L'IRM, s'est fait vers 19h avec les résultat prévus « 5 minutes après » soit vers 21h30. Donc une belle journée à compter les minutes. Je précise pour ceux qui pensent que je médis que ce n'est pas un service d'urgence où on fait passer les urgences en premier.

Maintenant pour le verdict : circulez y'a rien à voir sur la photo. Pas de problème détecté à l'IRM. La bonne nouvelle c'est que le « problème grave dont-ont-ne-peut-prononcer-le-nom » est écarté. La mauvaise c'est que cet espoir d'explication s'envole chez la neuro. A moins qu'ils lui prélèvent du sang vert demain matin, ils n'auront pas de réponse non plus.

Demain normalement, retour à SVP en chambre simple, avec TV, avec téléphone, avec chargeur d'iPod-ka-pu-dbatterie-ouin la civilisation quoi.

Merci à tous et toutes pour vos pt'i mots, j'ai imprimé pour madame qui vous fait plein de bisous à tous et toutes.

mercredi 24 juin 2009

Le poilu au clavier pour une fois

Salut à tous et à toutes, vous qui lisez assiduement ce blog !

Exceptionnellement c'est doudou, le poilu de service qui va donner les nouvelles du 'credi. Fallait bien que je le fasse sinon on se serait encore fait lapider, avec 25 messages sur les GSM, 12 pokes facebook et 44 mails de remontrances comme quoi on était en retard de 8 minutes sur le post de la semaine.

Alors depuis jeudi dernier c'est pas la méga grande forme. Ce jour là, des douleurs dans les bras ont commencé à apparaître, sans raison apparente. Aucun mouvement brusque, ni rien de ce style, et promis juré on a pas fait de bras de fer ensemble. Dès vendredi les douleurs sont devenues constantes et plutôt handicapantes (quasiment impossible d'ouvrir le frigo ou une bouteille d'eau). Et la moindre pression sur la peau faisait très mal.

Donc samedi matin, acte I scène 1, appel de SOS médecin pour chercher ce qui pourrait causer cela. Après avoir demandé 54 fois si on était immunisé toxo et si par hasard j'aurais pas fricotté avec un porc enrhummé et fiévreux, le médecin qui est venu est reparti sans vraiment d'idée ni de diagnostic. Ce qui nous amène à Acte I Scèné 2, direction Saint Vincent et le service de Gandalf. Là, d'emblée, les classiques prises de tension et monitoring fœtal pour commencer, et l'incontournable test d'urémie. Alors bien sûr, on imagine bien que prendre la tension sur un bras qui fait mal dès qu'on l'effleure c'est plutot de la torture...

Verdict, Titruc va super bien, il bouge il pète la forme toussa toussa, pas contractant, limite en tongs quoi. Mais la maman a de la tension et des protéines dans les urines. C'est pas glop. On finit par nous renvoyer chez nous avec deux bidons de 2l à remplir sur 24h (de préférence pas avec de la gnole) et à ramener le lundi pour revérifier les protéines. A aucun moment les blouses blanches et roses n'ont cherché a voir s'ils pouvaient s'occuper de la douleur, la diminuer ou (qui sait) la diagnostiquer. Ca nous a énormément fait rire. Arf arf.

Retour à la maison pour un dimanche marant tout plein. Pour vous dire, j'ai été obligé d'ouvrir les yahourts de madame, et au final de les manger pour elle vu que le mouvement pour amener la cuillère à la bouche était trop douloureux.

Acte II, retour à l'hopital avec nos charmants bidons le lundi midi (pas plus tôt car pour prendre le rendez vous la secrétaire nous a laissé 47 minutes en attentes sur la petite musique, voire preuve accablante). Re torturo-prise-de-tension re-bandelette et même verdict. Madame s'est même permise de faire péter un high score de tension (16/11) quand Gandalf est passé la voir. Je vous jure qu'elle est amoureuse ! À chaque fois qu'elle le voit le tensiomètre fait tilt !! Pas plus tôt il était parti qu'elle retombait à des valeurs «presque normales».

Il n'y aurait eu que les sage-femmes, je pense qu'on serait reparti avec une tappe sur la main et un «il faut prendre plus de repos madame» (genre plus de repos, t'as une fourure qui pousse et fu fais « miaou ») mais heureusement qu'on a croisé Gandalf, qui a du intercéder pour qu'on reste. Ce mec est vraiment un magicien.

Acte III hospitalisation, et toujours personne pour s'occuper des douleurs !!

Mon pote Google et moi on a passé un moment lundi soir à chercher à leur place ce que ça pouvait bien être, et on est tombé sur un article qui décrit pil-poil ce qu'elle a, et qui en gros qu'un hostéo est la voie de la salvation. Trop facile ! Pouf, mail à Gandalf et paf, remue-ménage d'hostéo de bon matin lundi pour voir si une pt'ite visite de Saint-Vincent l'intéresserait. Ménon, môssieur est casanier. Vous comprenez « c'est loin » (surtout frileu au niveau responsabilité). De toute façon même avec toute ma force de conviction-polie (bordel fion), s'aurait été dur de faire agir un « extérieur » sous le nez des gens du service à l'hosto. Alors un extérieur dont la spécialité est utile-mais-questionnable...

Enfin bon le message est passé, Gandalf m'a même rappelé. On fit quérir un rhumathologue qui a fini par venir voir doudoute en fin de journée. Verdict de l'expert : Google et moi on y connait rien, c'est vaiment pas ça mon bon môssieu. Mais alors c'est quoi ? Là l'expert se fait plus flou, se tate, mais ne sait toujours pas. Vous pouvez continuer de souffrir madame, on vous rappelle quand on a une idée. Il est sencé potasser ses grimoires mercredi pour prescrire une batterie de tests sanguins jeudi.

Pendant toutes ces péripéties, les prises de tension-tortures continuent, les mesures restent élevées-mais-pas-dramatiques et on commence à parler sérieusement de « prééclampsie modérée » (ne cliquez pas ce lien, c'est une mauvaise idée). La bonne nouvelle c'est le «modéré», parceque tous les symptômes ne sont pas là, et pour l'instant la tension reste dans les limites du raisonable, sans médoc. Donc on a encore l'étape «tension raisonable avec médoc» avant de paniquer. Et si on commence à paniquer, ben en fait non, faut pas paniquer : on est sorti de la zone rouge, donc il reste toujours l'option de sortir le poisson du bocal un poil plus tôt... Mais on en est pas là.

Sur ce m'sieudames, a la r'voyure, en espérant que 'credi prochain doudoute reprenne les commandes (parceque moi internet j'y connais rien).

mercredi 17 juin 2009

Photo du Credi


Et une semaine de plus de passée !! 33SA aujourd'hui ! J'ai terminé le 7ème mois et je rentre donc officiellement dans mon 8ème mois !!

Elle est pas belle la vie ?

On admirera l'effet : je tire la tête au max pour diminuer le double menton, et je soutiens mon ventre parce que bon il a beau ne pas être gros, ça commence quand même à peser !

Bon Chéridoux trouve que je râle un peu trop ces derniers temps : j'ai les pieds qui gonflent et qui font mal, il me menace d'installer un treuil pour m'aider à me lever du lit ou du canapé, et je lui pourris ses nuits puisque je suis devenue super ronfleuse !
Les rôles ont changé : à lui les boules Quiès et les nuits pourries... (Comment ça je suis méchante).

Je grossis vachement vite... MAIS je n'ai pas encore attend la circonférence de 1m ! Bon ok j'en suis pas loin, mesure de tour de bide au plus large aujourd'hui : 97cm !!!
Je pense que le surnom de "mètre cube" va m'aller comme un gant.

Hier soir Titruc m'a démonté les côtes... Après avis auprès des copines peut-être que Monsieur a changé de position... Je vois la sage-femme de la PMI cet après midi je lui demanderais ce qu'elle en pense...

Hier je suis retournée à l'hôpital pour refaire un doppler ombilical puisque Monsieur le Chef de Service n'avait pas réussi à prendre une mesure correcte... Soit disant que mon fils faisait de la résistance.... Il sait pas parler aux enfants cet homme là c'est tout ! Car la gentille sage-femme n'a eu absolument aucun problème ! Bref c'est normal tout va bien.
Ma tension était bonne , même pas une petite valeur explosive en première mesure ! J'ai donc un syndrome de la blouse blanche mais pas de la blouse rose !!
Et monitoring de Titruc nickel.

À la semaine prochaine !!

À moins que je fasse une petite mise à jour selon mon entretien avec la sage-femme de cet après midi.

samedi 13 juin 2009

Ma Balade De Cette Semaine

Cette semaine j'ai donc fait une petite excursion à l'hôpital !

Bon pour une grossesse à risque, qui s'annonçait bien pourrie, atteindre le terme de presque 32SA (soit une fin de 7ème mois) pour une première visite aux urgences, c'est largement acceptable.

En fait tout a commencé lundi, par quelques petits saignements, pas abondants et qui n'ont pas duré. Mais mardi matin cela a repris. Donc dans le doute j'ai quand même préféré aller consulter. Je n'étais pas vraiment inquiète inquiète, ni angoissée, mais quand même.

Donc zou en route ! Une fois à l'hôpital j'ai été prise en charge assez rapidement et j'ai eu droit à plusieurs examens.
Le saignement n'était pas "actif" donc rien de vraiment grave.
En attendant que l'interne fasse vérifier le cliché d'écho qu'elle m'avait fait, où on a pu voir (enfin surtout elle) que le placenta était encore descendu et recouvrait maintenant le col, je suis allée faire une petite pause technique et j'ai rencontré mon gynéco dans le couloir.
Du coup je lui explique et il me dit "non ça ne doit pas être le placenta si c'était ça vous saigneriez vraiment beaucoup". Du coup je rejoins l'interne toute rassurée en me disant : cool je vais rentrer chez moi, c'est juste mon col qui se fragilise un peu...

Raté ! Le chef de clinique a préféré qu'on me garde. Car ces premiers saignements pouvaient être les prémices de choses plus importantes dues au placenta.
Donc hospitalisation pour une semaine, avec mise en place d'une perfusion de Loxen en continue pendant 48h. Ce produit sert à supprimer les contractions (que je n'avais pas). Donc perf par précaution juste au cas où et éviter l'apparition de contractions justement. Et puis piqûres de corticoïdes pour aider à la maturation des poumons de Titruc au cas où lui viendrait l'envie de se pointer un peu trop tôt.

J'avoue que c'est là qu'ils ont commencé à me faire un peu flipper, parce que bon : je ne saignais pas beaucoup, Titruc va très bien et je ne le sens pas prêt à arriver... Et eux me parlent de me transférer dans l'hôpital d'en face s'il né car la niveau de Néonat a diminué et ils ne prennent en charge que les bébés nés à plus de 32SA. Sauf que je suis à ce moment là à 31SA+6, on parle donc d'un jour de moins ? Ils exagèrent pas un peu ? Enfin le truc flippant c'est plutôt qu'elle me dit "on transfère votre bébé, et puis vous s'il y a de la place..."

Enfin bon, j'ai droit à ma petite chambre individuelle (il n'y a que ça c'est cool) mais petite précision dans cet hôpital Parisien tout neuf (humour) les toilettes et douches sont communes et dans le couloir.

J'ai à peine le temps d'être mise en chambre que me voilà doublement branchée : une perf de glucose (ça protège les veines de l'agressivité du Loxen) et le fameux Loxen dans un pousse seringue électrique.... et c'est tellement moderne que le pousse seringue ne tient pas sur batterie, donc à chaque fois que je veux aller aux toilettes je dois sonner l'infirmière pour qu'elle me débranche, que j'y aille et la re-sonner pour qu'elle me rebranche !!! You ouh !! Formidable métier que d'être infirmière à aller brancher et débrancher des femmes enceintes de leur perf pour qu'elles puissent se soulager toutes les heures de nuit comme de jour...
Pour les non initiés en femme enceinte : nous femmes avons déjà la réputation de toujours avoir envie pipi, ben enceinte c'est pire !!!

Bref tout va bien, sauf que je crève la dalle ! Et oui je suis arrivée en fin de matinée aux urgences, on m'a hospitalisée à 13h30, donc je n'ai pas mangé.... Chéri est arrivé à 16h avec un sandwich et un muffin au chocolat ! Il était temps !!

Bon après routine hospitalière, un petit réveil à 2h du mat par une lampe de poche en pleine tronche la première nuit, mais pas les suivantes.

Jeudi matin je me plains de ma perf qui me brûle un peu, du coup on me m'enlève dans le but de la reposer puisque que je suis censée l'avoir jusqu'à 16h environ. Mais au final je garde ma liberté car comme on me l'avait mise par précaution plus que pour vraiment soigner elle ne se justifie pas et du coup bonne nouvelle : on me dit que je vais certainement pouvoir sortir le vendredi au lieu du dimanche ou lundi prévus initialement.

Jeudi fin de journée, je vais passer mon écho du 3ème trimestre. Qui était prévue ce même jour dans mon cabinet habituel mais je n'ai pas eu l'autorisation de sortie... Bien dommage.
Je peux vous dire que je suis bien contente d'avoir fait les autres échos ailleurs !

Parce que là AU SECOURS ! Bon déjà en tant que patiente on n'existe pas, le chef de clinique ne parle qu'à son interne... Il faut se contorsionner pour essayer de vaguement mater l'écran... Et à part un "normal" qui sort de temps en temps ben pas grand chose.
En plus Titruc une fois de plus a joué les timides et se planquait un peu. Je me suis fait triturer le ventre dans tous les sens pour qu'il arrive à le voir correctement... Il m'a fait bien mal... Alors que mon écho habituelle quand elle le fait se déplacer me fait ça en douceur et ça marche très bien !

Donc fin de l'écho et toi t'es comme une conne t'as droit à rien : pas de cliché, pas de compte rendu. Donc j'ai quand même posé mes questions à 2 balles mais j'ai juste eu l'impression que ça les emmerdait que je sois précise dans mes demandes...
J'ai réussi à extorquer un poids d'environ 1k600 (donc il a pris les 500g donc l'échographiste m'avait dit que ça serait bien qu'il prenne), et il est toujours entre le 10ème et 30ème percentile : donc il n'a pas baissé plus dans sa courbe.

Bon l'avantage dans tout ça c'est qu'au final je n'y suis pas allée pour rien, et que j'ai eu un bilan complet.... Et donc j'ai appris au passage que j'étais positive au strepto B, et surtout à un petit germe qui peut provoquer des saignements et accouchements prématurés... Donc antibio pendant 2 semaines.
et il y a de grandes chances que ce petit germe soit le réel responsable de mes saignements...

Sinon le placenta est donc encore descendu, recouvrant bien le col. Donc fort risque hémorragique, donc césarienne. Alors après ils sont pas tous d'accord :
les Sages femmes, vous savez ce personnel formidable, qui n'est pas reconnu à sa juste valeur, et qui sont celles qui connaissent et accouchent la majorité des femmes ? Et bien elles sont toutes d'accord pour dire que ça sera césa obligatoire. Qu'à ce terme un placenta ne remonte pas assez pour permettre une VB.
Le chef de clinique lui me demande de refaire une écho à 36SA pour voir si le placenta ne serait pas remonté et donc permettrait un accouchement par voie basse...
Bon allez pourquoi pas, mais faudrait peut-être arrêter de rêver....
En plus ils m'ont fait du coup rencontrer un anesthésiste pour parler spécifiquement rachi-anesthésie pour une césa.

Ma foi comme je l'ai déjà dit je m'en balance un peu que ce soit césa ou VB, du moment que c'est le plus tard possible et que Titruc m'arrive en pleine forme.

En tout cas j'étais bien contente hier de retrouver mes pénates !

Donc au final beaucoup d'affolement pour franchement pas grand chose ! Et j'ai vraiment eu l'impression que mon entourage c'est beaucoup plus inquiété que moi de ce qui se passait... Alors qu'il n'y avait pas de quoi.
Cela dit vaut mieux un excès de précautions non ???

Donc du coup cette semaine y a pas de photo de gros bidon, ni de profil de Titruc (de toute façon je ne l'ai pas vu à l'écho autrement qu'en coupe de cerveau, d'abdomen ou ce genre...).
Et au passage la semaine sera passée assez vite au final !!