Et vraiment tant que vous n'avez pas mis les pieds dedans vous ne POUVEZ pas savoir ce que c'est.
C'est un véritable chemin de croix, semé d'embuches.
Comment tout à commencer ? Tout simplement par l'envie d'un bébé, un petit être qui serait un mélange de nous. Facile non ? Suffit juste d'arrêter la pilule et hop c'est parti !
Voilà on a pris la décision, on va faire un bébé. J'ai d'abord changé de boulot, et donc on décide d'attendre la fin de ma période d'essai pour se lancer dans l'aventure bébé. Et on verra bien , on n'est pas pressé.
En juin 2002 j'arrête donc la pilule et en septembre on arrête les préservatifs. Et oui nous étions revenus à notre ancien meilleur ami sous conseil de mon gynéco : laisser un ou deux cycles de repos avant de se lancer pour de "vrai"
Contre toute attente je "tombe" enceinte assez rapidement. Mais fausse joie, une fausse couche précoce terni rapidement cette joie. Nous sommes en mars 2003. Bon ben on sait que ça marche, cela fait partie des accidents de la vie.
Septembre 2003, visite de routine chez le gynéco "comment pas de nouvelle grossesse en route ?" Donc il me demande de faire des courbes de température. je le revois 3 mois plus tard, c'est un peu l'anarchie dans mes cycles. C'est pas grave on va booster un peu tout ça. Et c'est parti pour la découverte des stimulations par Clomid.
Bon je vais vous la faire courte : on fait plusieurs cycles, on fait des pauses (parce qu'il faut pas oublier que c'est aussi dans la tête". Bref le temps passe et rien ne se passe...
Alors passage à la vitesse supérieure : les IIU ou IAC ? Quoi quesako ? Ce sont les inséminations. On stimule Madame, on contrôle, le jour proche de l'ovulation Monsieur va au labo "donner" son sperme et puis le sperme de Monsieur est mis dans Madame grâce à un petit cathéter.
Des inséminations j'en ai fait 5, et une 6ème annulée car je ne répondais pas au traitement.
Entre les premiers traitements et la dernière insémination j'ai perdu du temps trop de temps. Et oui mon gentil gynéco, qui avait l'air si bien était en fait un charlatan, un apprenti sorcier. Il m'a fait tout ça n'importe comment. C'était inutile et en plus inadapté à mon cas.
Nous voici maintenant en 2006 et je vais rencontrer une vraie spécialiste de la PMA.
Et là grosse découverte : après avoir raconté ce qu'on a fait, la toubib est attérée parce que nous a fait faire notre gynéco sans nous avoir préscrit le minimum d'examens pour identifier les problèmes.
Nous voilà sortis du rendez-vous avec une pochette remplie d'ordonnances ! Bon ben y a plus qu'à.
Passent 2 mois, le temps de faire tous les examens qui vont :
- vérifier que côté Nico pas de problème particulier (veinard)
- mettre en évidence mes problèmes :
- ovaires micropolikystiques
- ovulation rare et de mauvaise qualité
- glaire acide
- endomètre fin
- utérus hypoplasique en Y (bref utérus rikiki, et malformé). Alors si on doutait encore de mon exposition au DES, cette malformation est caractéristique
Bon ben ça en fait des choses qui fonctionnent de travers.
A part ça tout est dans la tête...
J'ai vécu la même histoire : on m'a laissé attendre 1 an pour tomber enceinte, on m'a fait des examens pendant 6 mois avant de se préoccuper de mon mari. On a perdu 1 ans 1/2 en ville + 1 an d'attente à l'hôpital avant d'avoir un rdv en PMA.
RépondreSupprimerLes gynécos de ville appliquent des protocoles standard et tant pis pour les "anormaux" comme nous.
Virginie